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Transformer la vie sociale: Faciliter l’accès aux services financiers pour les femmes : Expérience Kenyane

Au Programme International de Visite d’Exposition sur les Femmes et la Microfinance: l’expérience Kenyane tenu le 10 – 13 Mars 2015 à Nairobi au Kenya, avec la participation des membres venant de l’Afrique du Sud, du Ghana, de la République Démocratique du Congo et du Kenya.

Dans son allocution sur le paysage de la microfinance (MF) au Kenya, Benjamin Nkungi de l’Association des Institutions de Microfinance (AMFI) a insisté sur la définition de la microfinance comme étant un service public et non une entreprise, ayant pour objet de soulager la pauvreté, un instrument pour résoudre les problèmes actuels de la population. C’est un outil qui permet de lutter contre les fléaux sociaux. Selon M. Nkungi, l’un des plus importants défis auxquels fait face la microfinance, c’est d’atteindre l’équilibre entre microentreprises et de la microfinance. Actuellement, le secteur de la microfinance est orienté vers d’autres entreprises commerciales que de produire un impact social positif. “La qualité est dégradée, et l’accent est mis sur le volume d’affaires réalisé”, a déclaré Nkungi.

Le programme de la conférence comprenait le partage d’expériences par les IMF et les banques kenyanes de la façon dont elles soutiennent les femmes à accéder aux services financiers. Celles-ci incluses: La Kenya Women Finance Trust (KWFT), SISDO, Hand in Hand East Africa, ECLOF Kenya, Yehu Microfinance Trust, Pawdep, Jubilant, et Century Microfinance Bank. La formation comprenait des présentations de prêts sur mesure qui sont centrés autour des besoins des familles tels que les frais de scolarité, la construction de réservoirs d’eau, des fosses septiques et des salles de bains, des solutions solaires, et la Micro assurance santé; le financement pour l’agrobusiness et un accent majeur sur la méthodologie de groupe basée sur le prêt d’argent entre membres d’une association ou le modèle des coopératives sociales (Chama). Les institutions viennent aussi avec les modes de décaissement plus souples et les modèles de garantie ajustée comme encourager l’enregistrement des biens immobiliers au nom de la femme.

Dans sa présentation, Stephen Karwenji de SISDO a déclaré que les clients de sexe féminin représentent 85% des plus pauvres clientèles des MF, mais ils enregistrent des taux de remboursement élevés et sont connus pour contribuer plus de grandes portions de leur revenu à la consommation des ménages. Les revenus générés par les micro-entreprises conduites par des femmes sont utilisés pour financer l’éducation des enfants, en particulier les filles. “Nous finançons les femmes de manière à les propulser au prochain niveau”, a déclaré Karwenji.

Helen Kilonzo a fait une présentation de la Banque centrale du Kenya sur la législation et la réglementation nationales des MF, du rôle de la banque dans l’amélioration de l’inclusion sociale en soutenant les produits de niche essentiels, de façon rentable qui desservent différents segments du marché et l’abaissement des barrières à l’entrée. La présentation a également mis en évidence les obstacles à l’inclusion sociale. Du côté de l’offre: les défis des infrastructures, facilité à faire des affaires, le coût des garanties traditionnelles devient trop élevé et l’asymétrie d’information.

Du côté de la demande : les défis tels que la distribution des revenus et la pauvreté, la distance physique du point d’accès, faible niveau d’éducation et le niveau de littératie financière, culturelle, religieuse et les obstacles sociaux. Le soutien en faveur du développement des canaux de distribution innovants, tels que les services bancaires de téléphonie mobile, agence bancaire, entre autres, sont tous orientée vers l’action pour relever ces défis.

Les statistiques actuelles selon les résultats de sondage de FinAccess 2013 www.fsdkenya.org/finaccess/documents/13-10-31_ FinAccess_2013_Report.pdf  montrent une croissance de l’inclusion financière au Kenya. Par rapport à 2009 où seulement 41,3% de la population adulte avait accès aux services financiers, en 2013 le nombre a augmenté pour représenter 66,7% de la population des Kenyans adultes ayant accès à des services financiers formels. Cependant, le nombre de femmes utilisant des services financiers formels reste à la traîne de celui des hommes.

La conférence combinée le partage d’expériences et de visites de terrain afin de maximiser l’apprentissage. Les apprenants ont visité divers agricultrices et groupes d’agriculteurs au sein de Kiambu, au Kenya.

Mary Njuguna est membre du Kimorori Women’s Group à Kimorori au sein de Kiambu. Elle a toujours été agricultrice. A la mort de son mari en 2007, ils avaient obtenu le prêt de Kshs. 2,5 millions qui a été utilisé pour construire la maison familiale.

Mais grâce à son interaction avec la Kenya Women Finance Trust (KWFT) depuis 2008, son épargne par le biais du groupe de femmes, et de l’agro-industrie, elle s’est vue prospérer à pas de géant. Elle a été en mesure de rembourser le grand emprunt pour la construction de la maison, et a assuré la famille possédait sa propre maison. Elle a également pu obtenir un réservoir d’eau pour ses besoins domestiques, acheté un morceau supplémentaire de terres, s’est procuré le système de biogaz et payé des frais de scolarité de ses enfants, qui sont maintenant au collège. En outre, Mme Njuguna est actionnaire et par conséquent fait partie intégrante de la KWFT.

Mme Njuguna fière productrice de lait avec deux bonnes vaches, elle fournit du lait en abondance à la population locale, et à la Banana Dairy Society situés dans la même localité. Par le gain d’opportunité réalisé grâce aux coopératives, elle a pu acheter un hache-paille pour une saine alimentation de ses animaux. Mme Njuguna cultive aussi le thé et des cultures horticoles. Récemment, le Kimorori Women’s Group a bénéficié d’une subvention gouvernementale pour la construction d’une serre de démonstration.

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