Single Blog Title

This is a single blog caption

Les Nouvelles Frontières de la Microfinance et le Social Business en Afrique de l’Est

La conférence sur les Nouvelles Frontières de la Microfinance et le Social Business en Afrique de l’Est s’est déroulé le lundi 9 Mars 2015 à Nairobi au Kenya à la Kenya School Monetary Studies (KSMS) et a réuni plus de 150 participants provenant de 25 pays. La conférence a été officiellement inaugurée en présence de dignitaires de la Fondation Grameen Crédit Agricole, de la KSMS, de l’AFRACA et des partenaires de développement, dont PROPARCO, DID et l’Agence Française de Développement (AFD).

Dans son discours d’ouverture, Jean-Marie Sander, Président de la Fondation Agricole et Président du Conseil de Crédit Agricole SA Grameen Crédit, a rappelé le privilège qu’il a eu d’ouvrir le 4ème Congrès mondiale sur le financement rural et agricole tenue à Paris, en France en 2013 où plusieurs membres de l’AFRACA ont assisté. Il a exprimé sa gratitude à tous les organisateurs de la conférence en entre autres l’AFRACA et a en outre souligné la nécessité de créer une synergie propice à une croissance économique robuste et les chaînes de valeur agricoles productives à travers la finance et de produits d’assurance innovateurs qui garantissent la protection de différents risques auxquels est confronté le secteur agricole lors de la production.

La séance plénière d’ouverture intitulée “Comment l’innovation ouvre de nouvelles frontières de la microfinance et du social business” a pu attirer des panélistes ayant une expérience variée sur l’innovation en matière de TIC sur la finance rurale, l’aide à l’assurance récolte / face au changement climatique ainsi que la finance rurale en général. La session a mis en évidence des innovations clés par diverses institutions. Parmi elles, étaient incluse Musoni’s innovative ICT platform; micro insurance products de l’Acre Afrique, et Weather-Risk Ltd de l’Inde. Mis à part les innovations, la session est allée plus loin pour discuter de diverses questions entourant des initiatives innovantes en matière de financement rural en Afrique.

En conclusion, il ya eu un consensus général qui stipulait que, bien qu’on a enregistré de nombreuses innovations disponibles, leur intégration est encore très lente, entravée principalement par le coût d’investissement élevé et le manque de compétences appropriées et d’expérience professionnelle pour mener de telles innovations. Les investisseurs sociaux et d’autres fondations communautaires fournissant de prêts en capital pour financer ces innovations continuent à jouer un rôle clé dans l’amélioration de leur intégration.

Au cours de la session, Social Business: Nouvelles opportunités pour un développement des communautés rurales? Les participants ont eu l’honneur de découvrir ce nouveau concept, ses principales caractéristiques et défis et comment elle pourrait être développée dans le contexte tout aussi spécifique de l’Afrique de l’Est. Le système financier a besoin de plus que des innovations en développant des solutions durables et donc créer plus d’opportunités d’emploi. La Microfinance a besoin de se lancer dans de nouvelles options pour le financement rural et urbain par une mise en application pratique du social business de la théorie apprise. Au cours des dernières années, de nouveaux modèles d’entreprise ont vu le jour, et ont à la fois une mission sociale et une approche commerciale. Le concept de social business, développé et promu par le Professeur Yunus, cherche à concevoir et mettre en œuvre des solutions contre la pauvreté. Le terme de social business désigne des entreprises qui répondent aux besoins sociaux et environnement d’une manière financièrement viable à court et à long termes; tandis que les investisseurs peuvent récupérer leur placement d’origine, autres bénéfices seront accumulés et réinvestis pour faire avancer les objectifs sociaux ou environnement. Les objectifs des entreprises sociales business est de permettre aux plus pauvres d’accéder aux biens et services essentiels, et de faire partie d’une chaîne de valeur inclusive non seulement en tant que consommateurs mais aussi des producteurs, des distributeurs et des petits entrepreneurs. La “Microfinance verte” a émergé comme un nouveau concept d’attirer de plus en plus les institutions et les investisseurs. Cependant, bien souvent, il présente une contrainte supplémentaire pour les IMF qui se révèle compliqué à mettre en œuvre. La question de l’accès à des sources d’énergie propre par ceux qui sont exclus des circuits de distribution d’énergie traditionnelles est un enjeu crucial dans la perspective de la réduction de la pauvreté et de changement climatique. Dans quelle mesure la microfinance peut-elle contribuer à ce sujet? Quels types de partenariats faut –il mettre en place pour atteindre ces objectifs? Voici quelques-unes des questions soulevées au cours de cette dernière session de la conférence. M. Mwangi GITAHIGA (KWFT – Kenya); Mme Elizabeth O’GRADY (Business Développent for PowerGen Renewable Energy) et M. Ramin Nadimi (Orb Energy – India) ont eu l’occasion de partager leurs expériences qui favorisent la mise en œuvre des stratégies de microfinance verte les plus efficaces.

En clôturant la conférence, M. Saleh USMAN Gashua, le Secrétaire Général de l’AFRACA a exhorté les délégués à prendre les mesures nécessaires au niveau individuel ou de la société pour accroître l’inclusion financière en milieu rural d’une manière qui améliore les moyens de subsistance et les revenus des petites communautés agricoles. Il a également remercié tous les délégués pour leur participation à la conférence et pour avoir partagé si généreusement leurs expériences et leurs connaissances en matière de microfinance.

Leave a Reply