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Cahier de Route: Stratégie de l’AFRACA

Les activités au Secrétariat de l’AFRACA à Nairobi ont commencé sur une bonne note au début de la nouvelle année. L’équipe du secrétariat a convergé à la Grand Rift Lodge, Naivasha, au Kenya du 8 au 11 Janvier 2015, pour une retraite du personnel. La retraite est conforme au développement institutionnel et a été organisée principalement pour examiner le plan stratégique de l’AFRACA (2013 – 2015) et pour élaborer une bonne stratégie à suivre.

Dans son allocution d’ouverture de la retraite, le Secrétaire Général de l’AFRACA, M. Saleh Usman Gashua, a rappelé à tout le personnel la loyauté professionnelle et le dévouement au travail sont indispensables pour réaliser les progrès individuels et institutionnels significatifs.

La planification de la retraite a été motivée par les expériences couronnées de succès enregistrées en 2014, plus particulièrement pour élaborer la stratégie appropriée de mise en application des recommandations clés d’événements passés. L’exercice a également évoqué le désir de répondre à toutes les préoccupations ou demandes continues des institutions membres, divers partenaires de développement, et les parties prenantes sur le rôle de l’AFRACA en tant qu‘avocat et coordinateur du financement rurale et agricole sur le continent.

Pour attirer l’attention et maximiser la contribution du personnel, le forum s’articulait autour de trois points saillants: plan stratégique et programmes, les finances et l’administration et la documentation et rapports.

Le groupe chargé du plan stratégique et de programmes a examiné la stratégie de la mise en oeuvre du plan stratégique 2013 – 2015 en ligne des résultats d’analyses et identifier les lacunes, les expériences, les leçons apprises et a proposé l’extension de la durée du plan stratégique actuel de 2015 à 2017. L’Équipe a aussi étudié la viabilité financière de l’AFRACA, et questions relatives aux partenariats.

D’autre part, le groupe chargé des Finances et d’Administration a revue la politique et les procédures de gestion de ressources humaines, le système d’évaluation de la performance du personnel et la constitution de l’AFRACA.

Le troisième groupe, de documentation et d’information, traitait la mise en place des mécanismes pour la gestion des connaissances, y compris l’élaboration d’un document de référentiel centralisé, le maintien des outils dynamiques d’information et de partage des connaissances comme le site Web de l’AFRACA, la création d’un centre de gestion de Retraite du personnel de l’AFRACA en pleine séance connaissance et de l’information (CCI).

S’appuyer sur les réalisations des résultats stratégiques de 2015 – 2017

L’AFRACA a fait des progrès notables depuis des décennies et l’un des plus récents événements en 2014 à mobiliser le plus grand nombre de décideurs politiques, des institutions financières et d’autres acteurs de la chaîne de valeur pour discuter du financement de la chaîne de valeur agricole en Afrique; augmentation significative du nombre de membres y compris des membres non traditionnels tels que des plateformes de TIC pour des institutions de financement et de recherche agricoles; ajout d’une valeur supplémentaire de services, et d’entreprendre des études en vue d’ouvrir plus d’opportunités du financement de la chaîne de valeur agricole.

S’appuyant sur le succès cumulant de diverses interventions de l’AFRACA, la Collaboration avec les partenaires a permis d’identifier diverses possibilités d’amélioration qui comprennent, mais ne sont pas limités à:

  • Compilation des recommandations émises lors des ateliers et des conférences en vue de suivre et faciliter leur mise en œuvre
  • Isolement de recommandations liées aux politiques en matière de financement rural et agricole, et le suivi de la mise en oeuvre de l’Union Africaine, des institutions membres et d’autres parties prenantes concernées
  • Procéder périodiquement à des évaluations de l’impact des politiques agricoles
  • Renforcer ses partenariats et nouer des relations avec de nouveaux partenaires en Afrique et ailleurs
  • Intensifier le soutien aux organisations d’agriculture et aux agriculteurs dans les domaines de formations de la littératie financière, amélioration de la facilitation de liens pertinents avec les institutions membres de l’AFRACA, de créer des opportunités de financement de la chaîne de valeur agricole
  • Intensifier la synergie entre les acteurs du secteur public et privé en financement agricole et rural
  • Effectuer une évaluation périodique des besoins des institutions membres, et développer de services à valeur ajoutée axée sur la demande visant non seulement du renforcement des capacités, mais aussi de la diversification de financement de l’AFRACA en offrant des services de consultance
  • Assurer l’adoption de l’analyse des voies d’Impact (CCIPA) modèle développé par le CTA comme outil efficace pour surveiller et évaluer l’impact d’activités organisées par l’AFRACA.
  • Promouvoir le financement rural et agricole sur la sensibilité climatique de l’agriculture et offrir appui et soutien aux institutions membres actives dans ce domaine
  • Construire et renforcer les partenariats à établir un Centre de Gestion des connaissances et de l’information (CGCI) qui permettra de recueillir et diffuser un large éventail d’informations sur la chaîne de valeur agricole, méthodes et meilleures pratiques, outils pour construire des modules d’apprentissage sur la finance rurale, et faciliter l’ apprentissage entre pairs.
  • Renforcer l’équipe du secrétariat de l’AFRACA pour atteindre ses objectifs annuels en encourageant le travail d’équipe, en suivant les objectifs de performance du personnel, assurer la transparence du marché et des processus financiers et le respect des principes constitutionnels de l’AFRACA.

En perspective

L’étude de la création d’une société panafricaine pour la gestion des garanties avec pour objectif de favoriser l’inclusion petits exploitants au financement des chaînes de valeur agricoles

Le débat qui vise à améliorer l’accès au système financier comme le moteur économique et pour la transformation agricole en Afrique qui a pris de l’ampleur au cours de cette période. Une proposition a été faite par les intervenants du secteur pour la création d’une société pour soutenir les banques africaines à pleinement garantir les prêts spéciaux aux petits agriculteurs. L’AFRACA et le Centre Technique de Coopération Agricole et Rurale (CTA) ont conjointement mené une étude de faisabilité et la mise en place d’une telle institution. Il trouve que l’Afrique est suffisamment prête pour une entreprise panafricaine de gestion des garanties.

Les principales raisons qui motivent cette approche sont les suivantes: –

  • La gestion des garanties a été pratiquée pendant de nombreuses années en Afrique, principalement sous convention tripartite entre la banque, l’emprunteur et le gestionnaire de garanties.
  • L’augmentation de la production agricole dans de nombreux pays africains, qui nécessitent un financement aux différents stades de la chaîne de valeur, présente les opportunités d’affaires pour les entreprises et les banques.
  • Chaque pays Africain a au moins trois produits agricoles qui sont produites en abondance chaque année et augmentent parallèlement à l’évolution rapide de la technologie en agriculture.

Cet arrangement permettra aux institutions financières africaines d’établir conjointement une entreprise de gestion des garanties de participation au capital. Le département de droit transactionnel, commercial et financement travaillera avec le gestionnaire de garanties dans la création, la structuration et la gestion des opérations de financement à travers le continent. La société de gestion des garanties sécurisera entièrement cette garantie pour les prêteurs. Ils agissent comme des agents de la banque et les autres fournisseurs de crédit à obtenir la garantie en s’assurant que les marchandises stockées sont conservées en lieu sûr et répondent aux exigences du prêteur. Ils peuvent également aider les prêteurs à structurer leurs transactions avec l’appui de crédit, et fournir des services d’inspection et de vérification de la qualité.

La société de garantie détenue conjointement par les banques africaines et promu par les propriétaires, sera un facteur clé dans la création d’un système de gestion des garanties durable. L’actionnariat dispersé permet d’adapter les services en matière de besoins particuliers d’un large éventail de clients. Chaque institution participante bénéficiera la réduction des coûts opérationnels par rapport aux initiatives individuelles.

La gestion des garanties est souvent coûteuse, mais l’entreprise proposée serait en mesure d’offrir de meilleurs prix. Ce résultat est obtenu grâce à la consolidation des commerçants sous un même toit à l’aide d’un système de warrantage. Dans le même temps, les banques en tant que propriétaires de l’entreprise proposé seront plus sûr et probablement réduire considérablement des risques liés à l’emprunt, offrent le meilleur prix pour leurs prêts.

L’Afrique est suffisamment prête pour une entreprise panafricaine de gestion des garanties

La société de gestion des garanties proposées doit être en mesure d’entreprendre un certain nombre

d’opérations:

  • Inspecter et approuver le crédit warrantage pour l’inclusion de réseau crédit warrantage géré par la société de gestion des garanties
  • Conjointement avec ses banques actionnaires, concevoir de nouveaux produits financiers au service de l’agriculture, basée sur de systèmes de récépissés d’entreposage, pour soutenir la révolution dans le financement des chaînes de valeurs agricoles
  • Développer et gérer un système d’archivage électronique performant pour relier le système de warrantages aux institutions financières
  • Superviser les opérations telles que l’inspection de classement des marchandises stockées dans les établissements géré par la société
  • Développer et administrer les règles, les procédures et les mécanismes nécessaires pour réduire les risques impliqués dans la gestion des stocks dans les entrepôts ruraux
  • Gérer le flux de marchandises garanties au nom des financiers
  • Développer des approches de gestion des risques appropriées pour protéger les institutions financières participantes, y compris la fourniture d’une couverture d’assurance sur mesure
  • Promouvoir la gestion des garanties entre les institutions financières, les agriculteurs et l’agroindustrie, les ministères concernés et de conseiller sur les meilleures pratiques afin de maximiser les avantages de la gestion des garanties.

L’étude ne propose que les études pilotes de la compagnie de ces opérations dans certains pays sélectionnés dans les sous régions. Ce sera basé sur un plan d’étude de faisabilité et d’affaires pour évaluer le potentiel du pays pour lancer les pilotes. Ce sera accompagné de réunions de sensibilisation avec les banques avec des stratégies de prêt claires dans l’agriculture. Les réponses des parties prenantes informeront l’approche à adopter dans chaque pays.

Enfin, l’étude de faisabilité fera des recommandations sur les investissements initiaux nécessaires pour mettre en place une telle société. Elle mettra en évidence les sources de financement, la disponibilité et la source de technologies nécessaires pour mettre en place et gérer l’entreprise, les besoins en ressources humaines, juridiques et les exigences financières. Elle montrera également les facteurs et les risques de création d’une société de gestion des garanties de durabilité.

L’AFRACA/CTA accueille favorablement les propositions et les contributions pour la création d’une société panafricaine de gestion des garanties.

Les conclusions et recommandations de cette étude seront discutées en détail par les institutions et les partenaires membres de l’AFRACA lors de la prochaine Assemblée Générale.

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